COVID-19 Mot de notre présidente

Vous vous en doutez certainement, les prochaines activités de l’AREQ sont remises en question pour ne pas mettre en danger la santé des personnes aînées à qui on demande d’éviter toutes sorties non essentielles.

J’espère que, toutes et tous, vous respectez cette directive malgré les inconvénients qu’elle peut causer.

Lisez au point suivant une lettre ouverte du comité des hommes de l’AREQ diffusée auprès des médias à propos de la COVID-19.

Dans les circonstances, notre secteur doit annuler la visite à la cabane à sucre prévue le 1er avril et le dîner 5-10-15, du 9 avril, est reporté à une date indéterminée.

La causerie du CASP du 2 avril est aussi annulée.

Je demande aux téléphonistes de faire un appel concernant ces changements et je les remercie à l’avance pour cette démarche.

La situation exige une grande capacité d’adaptation aux changements, je vous souhaite du courage et de la patience.

Heureusement, téléphone, courriel, texto et toutes les possibilités de communication via internet peuvent briser la solitude.

Restons en contact, c’est important!

Enfin, j’ajoute un texte que vous avez peut-être vu sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une version adaptée à la réalité québécoise par André Bisaillon, membre de notre secteur.

Puisse cette lecture vous redonner espoir!

Bonne fin de semaine,

Gaétane

C’était en mars 2020, mais le printemps ne le savait pas.
Les rues étaient désertes, les étals étaient vides, les églises désertes, des magasins fermés.

Les gens n’en pouvaient plus d’être isolés. Les vieux évoquaient la grippe espagnole, le sida, la guerre.

Le matin inconscient s’éveillait plus tôt sur la ville et la campagne. L’espérance était en quarantaine.

La bourse chutait, la vie économique battait de l’aile. Les politiciens s’agitaient.

C’était en mars 2020, mais le printemps ne le savait pas
Les jeunes qui auraient dû étudier en ligne, faisaient la grâce matinée, devenaient impossibles.

Les gens ne pouvaient plus faire leurs courses, flâner dans les centres commerciaux, ni aller chez le coiffeur.

Bientôt il n’y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens tomberaient comme des mouches.

Les plus responsables s’isolaient pour protéger les grands-parents, les parents, les enfants.

Plus de réunions entre amis, ni de fêtes en famille. La peur était devenue réelle et les jours se ressemblaient.

Les voyageurs qu’on enviait se heurtaient à des frontières fermées, des vols annulés.

Les assureurs n’assuraient plus. Les gens non plus.

C’était en mars 2020, mais le printemps ne le savait pas.

La pluie lavait la ville. La neige ne neigeait plus. Le soleil était plus chaud. Une envolée d’outardes est passée ce matin.

Les goélands et les hirondelles reviendraient bientôt. Les moineaux pépient déjà.

Combien on regrettait les promenades deux par deux dans les parcs ou au jardin. L’herbe rousse renaissait ci et là en brindilles.

Les oiseaux insouciants s’affaireraient bientôt à réparer les nids décousus. La vie continue.

Les bourgeons étaient sur le point d’éclater. Les pommiers, les cerisiers allaient à leur tour fleurir, les feuilles se déployer.

Déjà les crocus, les tulipes et les perce-neige pointaient leur minuscule tige verte.

C’était en mars 2020, mais le printemps ne le savait pas.

Les gens avaient commencé à lire, à jouer en famille, à se parler, à  apprendre une langue, à méditer et à prier.

Certains, comme en Italie, chantaient sur leur balcon en invitant les voisins à faire de même.

Le monde redécouvrait l’empathie et le sens des valeurs.

Il prenait conscience de l’importance de la santé, de la solidarité, de l’étendue de la souffrance individuelle et collective.

C’était en mars 2020, mais le printemps ne le savait pas. 

Puis les fleurs ont donné leurs fruits, les oisillons ont percé les coquilles vides, l’herbe s’est fait plus tendre.

Ça fleurait bon le muguet, le lilas, le thym et la lavande.

Puis le jour de la libération est arrivé. Les gens l’ont appris aux informations à la télé :

Le virus avait perdu la guerre! Les hommes sont descendus dans la rue, en chemisette,

les femmes en robe légère et fleurie. À bas les masques! À bas les gants!

Et tout ce monde chantait, pleurait, embrassait son voisin, sa voisine.

Les hommes ont allumé un grand feu de camp et l’on tournait autour et l’on dansait et l’on chantait.

Adieu printemps! Vive la Saint-Jean!